Ballonnements, gaz, digestion difficile : des millions de Français concernés. Mais des solutions naturelles existent.
Les ballonnements ne tuent pas, mais ils gâchent la vie. Gonflement, gaz, éructations, crampes abdominales : ce cocktail digestif touche des millions de personnes. Phénomène banal, souvent banalement ignoré. Jusqu’au jour où il devient chronique, et donc insupportable. De plus en plus de Français cherchent à s’en débarrasser sans médicaments. Encore faut-il comprendre ce qui se passe dans le ventre.
A LIRE AUSSI
La micro-diète hebdomadaire : perdre du poids sans s’affamer
Digestion difficile : suspects connus
Premier suspect : l’air. Avalé en mangeant trop vite, en parlant la bouche pleine ou en mâchant des chewing-gums. Ce n’est pas une blague. L’aérophagie fait gonfler. Deuxième coupable : l’alimentation. Trop riche en sucres fermentescibles, en graisses saturées, elle déclenche des fermentations dans l’intestin. Troisième piste : le microbiote. Le déséquilibrer — par le stress, les plats préparés ou les antibiotiques —, et c’est tout l’orchestre digestif qui joue faux. Autre erreur fréquente : mélanger laitages acides et céréales ou féculents. Résultat : fermentations anarchiques.
Changer ce qu’on met dans l’assiette
Pas de miracle. Mieux manger reste le premier levier. Exit les produits transformés. Place aux aliments frais, de saison, bio si possible. Le bon sens paysan, version XXIe siècle. Objectif : rétablir un équilibre acido-basique. Légumes verts et fruits d’un côté. Viandes rouges et produits laitiers industriels, avec modération, de l’autre. Les fibres aident aussi. Poire, prune, légumes vapeur, céréales complètes : de bons alliés pour relancer le transit. À éviter : sucres rapides, édulcorants, café, thé au lait. Leurs effets fermentaires sont bien documentés.
Ce que la nature propose
Le charbon végétal activé capte les gaz. Il agit vite, mais brièvement. À prendre loin des autres médicaments. Les probiotiques, eux, s’installent plus durablement. On les trouve dans le kéfir, le kombucha, certains yaourts. Des études montrent leur efficacité pour réduire les ballonnements. En phytothérapie, fenouil, carvi et cumin jouent les antispasmodiques. Rien de nouveau : ces graines sont utilisées depuis l’Antiquité.
Revenir aux fondamentaux
Bien mâcher. Manger calmement. Éviter les écrans, le stress, les repas expédiés entre deux réunions. Respirer avec le ventre. Soulager l’intestin avec un massage abdominal. Pas besoin d’être naturopathe pour cela. Juste écouter son corps. Et arrêter de confondre vitesse et efficacité, y compris à table.
Savoir quand consulter
Si les ballonnements deviennent constants, s’accompagnent de douleurs, de perte de poids ou de troubles digestifs sérieux, il faut consulter. Certains troubles plus lourds — syndrome de l’intestin irritable, intolérance au gluten, endométriose — peuvent se cacher derrière une simple gêne abdominale. Un diagnostic reste la base. Pas un forum en ligne.