Arthrose : l’alimentation, nouvel allié contre la douleur

13/01/2026

L’alimentation peut réduire l’inflammation liée à l’arthrose. Découvrez les aliments protecteurs pour vos articulations.

L’arthrose est devenue un marqueur silencieux du vieillissement en France. Un Français sur cinq est concerné. La pathologie, qui débute parfois dès la trentaine, s’impose après 65 ans comme la première cause d’incapacité fonctionnelle. L’érosion du cartilage, plus rapide que son renouvellement, laisse l’os à vif. Résultat : des douleurs chroniques, souvent aiguës, liées à l’irritation de la membrane synoviale et des ligaments.

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Ce constat médical n’est plus une fatalité. Ces dernières années, la recherche scientifique a mis en évidence un levier inattendu : l’alimentation. L’inflammation articulaire, facteur central de la maladie, peut être réduite par une stratégie nutritionnelle ciblée. L’enjeu : limiter les toxines, corriger l’acidose chronique, rééquilibrer le microbiote et apporter les bons nutriments.

Le rôle de la toxémie et de l’acidose

La douleur arthrosique n’est pas seulement mécanique. Elle s’enracine dans un déséquilibre biologique : la toxémie. C’est l’accumulation de déchets, en particulier l’acide urique, qui se cristallise dans les articulations. À cela s’ajoute une acidose chronique, résultat d’un mode de vie déséquilibré. Les ligaments se rigidifient, le cartilage se dégrade plus vite. Le micronutritionniste Jean-Pierre Marguaritte met en cause les troubles digestifs. Selon lui, le foie et le pancréas, sursollicités, ne régulent plus correctement le pH digestif. Le terrain devient inflammatoire. La prise de poids suit.

Les fondamentaux de l’alimentation anti-inflammatoire

Première ligne de défense : les Oméga-3. Ces acides gras polyinsaturés ont démontré une efficacité remarquable contre l’inflammation. On les trouve dans l’huile d’olive extra vierge, l’huile de colza, les graines de lin broyées, le saumon, le maquereau. Les épices médicinales renforcent cet effet. Le curcuma, grâce à la curcumine, agit à un niveau comparable à l’hydrocortisone. Le gingembre complète l’action en freinant les inflammations chroniques.

Les fruits et légumes colorés s’imposent comme des piliers. Riches en vitamines antioxydantes (A, C, E, K) et polyphénols, ils combattent les radicaux libres, responsables du vieillissement cellulaire. Les pigments jaunes et orangés, présents dans les carottes ou le melon, sont particulièrement recommandés.

Des soutiens moins connus mais efficaces

Certains composés soufrés, comme le MSM (Méthyl Sulfonyle Méthane), améliorent le confort articulaire en renforçant l’action du cortisol naturel. Ils sont présents dans les œufs, l’ail, l’oignon, le brocoli. Autre levier : les probiotiques. Les produits fermentés, comme le kéfir ou le lait fermenté riche en L-casei, contribuent à stabiliser le microbiote intestinal, limitant ainsi les inflammations systémiques.

L’hydratation n’est pas accessoire. Le cartilage contient 75 % d’eau. Il faut donc boire. L’eau citronnée aide à alcaliniser l’organisme. Le thé vert, lui, apporte des polyphénols anti-inflammatoires.

Ce qu’il faut éliminer

Changer l’assiette ne suffit pas. Il faut aussi évincer les aliments pro-inflammatoires. Les viandes rouges, la charcuterie, les graisses animales augmentent la production de molécules inflammatoires. Le sel de table et les sucres à index glycémique élevé entretiennent l’acidose.

Autres suspects : le gluten et les produits laitiers de vache. Pour certains, l’hypersensibilité à ces substances se traduit par des douleurs articulaires marquées. L’objectif est clair : 70 % d’aliments alcalinisants (légumes, graines germées, compotes), 30 % d’aliments acidifiants.

Une autre approche de la maladie

Les médicaments classiques apportent un soulagement temporaire. Mais sur le long terme, ils n’enrayent pas la progression de l’arthrose. Pire, certains inhibent la régénération du cartilage. Une alimentation corrigée, combinée à une activité physique non traumatisante comme la marche ou la natation, constitue une alternative sérieuse.

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Journaliste spécialisée, ancienne rédactrice en chef du "Magazine des Femmes", Julie Larmant couvre des sujets liés à l’alimentation, la santé et la nutrition.

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