Ménopause et prise de poids : comprendre, prévenir et agir efficacement pour ne pas grossir.
À la cinquantaine, le corps féminin entame une mutation hormonale profonde. La ménopause marque l’arrêt progressif de la production d’œstrogènes. Résultat : la silhouette se transforme, souvent au détriment du tour de taille. Ce n’est pas une fatalité, mais un processus qui s’anticipe et se gère.
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La chute des œstrogènes modifie la manière dont le corps stocke les graisses. Celles-ci migrent vers l’abdomen, au détriment des hanches et des cuisses. Dans le même temps, le métabolisme de base baisse : environ 200 calories de moins brûlées chaque jour au repos. La masse musculaire diminue, la masse grasse augmente. L’équation est connue, son dénouement pas inéluctable.
Les hormones ne sont pas seules en cause. L’alimentation perd en qualité, l’activité physique ralentit, la circulation veineuse devient moins performante. Le corps, vieillissant, gère moins bien l’énergie qu’on lui fournit. C’est une conjonction de facteurs qui pousse vers la prise de poids, pas un seul levier qu’on pourrait actionner.
Agir tôt, agir juste
Les bonnes habitudes ne s’improvisent pas au moment des premiers symptômes. Elles se construisent dès la quarantaine. Manger frais, éviter les produits transformés, limiter sucres et fritures, cuisiner soi-même, boire modérément : des règles simples, mais exigeantes. L’alimentation est un levier, à condition d’être bien utilisé.
Après 50 ans, la tentation est grande de manger moins. Mauvaise idée. Les carences guettent, les fringales aussi. Ce qu’il faut, c’est manger autrement. Les protéines doivent rester centrales : viande, poisson, œufs ou légumineuses pour freiner la fonte musculaire. Les vitamines du groupe B, le zinc, le sélénium : des alliés à aller chercher dans les légumes, les produits laitiers, les fruits de mer.
Glycémie sous contrôle
Stabiliser la glycémie, c’est éviter les montagnes russes de l’insuline, et donc limiter le stockage des graisses. Pour cela, il faut miser sur les aliments à index glycémique bas. Un paramètre souvent ignoré, mais pourtant décisif dans la gestion du poids.
Jambes lourdes, gonflements, sensations désagréables : la ménopause favorise aussi la rétention d’eau. Pas besoin de solutions complexes. Réduire le sel, boire davantage, augmenter le potassium – via les fruits et légumes – suffit souvent à corriger le tir.
Compléments : pas une solution miracle
Les phytohormones ont leur place : gattilier, onagre, alchémille, soja, sauge, trèfle rouge. Elles soulagent certains symptômes, sans effets secondaires majeurs. Les oméga-3 d’origine marine peuvent aussi aider. Mais aucun complément ne remplacera une hygiène de vie cohérente.
La prise de poids se joue aussi dans l’activité physique. Marcher, nager, faire du vélo, du yoga ou du Pilates : chaque mouvement compte. Il ne s’agit pas de performance, mais de constance. Renforcer les muscles, préserver les os, soutenir le moral : tout est lié. L’immobilité, elle, n’aide jamais.
La ménopause est un tournant. Comprendre les mécanismes à l’œuvre permet d’éviter l’engrenage. Pas de solution unique, pas de remède universel, mais une somme d’ajustements à mener avec rigueur. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est efficace.