Présent dans nos tasses et nos assiettes, le gingembre est un véritable couteau suisse naturel.
Le gingembre n’est pas une racine, mais une tige souterraine. Ce détail botanique n’est pas de ceux qu’on écarte d’un revers de main : il éclaire sur la manière dont la plante pousse, et par extension, sur la façon de la cultiver, y compris à domicile. Le rhizome tubéreux de Zingiber officinale, avec ses contours noueux, est ainsi au cœur d’un usage pluriel, à la frontière entre tradition culinaire et pharmacopée populaire.
Une histoire ancienne entre usage médical et croyances
Originaire du Sud-Est asiatique, le gingembre a voyagé très tôt. Grecs et Romains en faisaient déjà usage. Une partie de sa réputation s’est construite sur des croyances qui ont traversé les siècles, à commencer par celle de ses vertus aphrodisiaques, qu’aucune étude n’a véritablement validées.
Un allié de l’hiver aux vertus souvent évoquées
Mais d’autres usages, eux, se sont enracinés dans les pratiques. En hiver, le gingembre revient dans les tasses, les plats et les jus, avec cette idée persistante qu’il renforcerait l’immunité. Il est aussi crédité d’une capacité à freiner certains virus et bactéries. Rien de spectaculaire dans les résultats, mais suffisamment pour en faire un réflexe saisonnier.
Ses propriétés anti-inflammatoires sont également mises en avant. Dans les douleurs articulaires liées aux rhumatismes, il est parfois conseillé en complément. La régularité semble ici primer : une infusion quotidienne, un jus ajouté au smoothie du matin, un geste simple, mais répété.
Digestion, nausées, ballonnements : le réflexe gingembre
Sur le plan digestif, le gingembre est convoqué pour atténuer les nausées. Celles liées à la chimiothérapie, par exemple, ou aux traitements médicamenteux. Il est aussi mentionné pour réduire les ballonnements. Râpé frais, il s’ajoute alors à une soupe, une salade ou une purée, sans bouleverser l’équilibre du plat.
En cuisine ou en pot : un condiment qui se cultive
Côté cuisine, justement, le gingembre est devenu un classique. Il traverse les registres : sauces et viandes, poissons et volailles, marinades et plats asiatiques. Il accompagne volontiers les sushis, s’invite dans les compotes ou les pains d’épice. Certaines boissons gazeuses, et même quelques bières, l’intègrent désormais dans leur composition.
Et pour ceux qui souhaitent aller plus loin, il est possible de le faire pousser chez soi. À condition d’un climat tempéré, ou d’un coin chaud et lumineux à l’intérieur. La méthode est à la portée de tous : au printemps, on plante un morceau de rhizome bio, en veillant à ne pas enterrer le bourgeon. Le sol doit rester bien drainé, l’arrosage modéré. Rien de spectaculaire là non plus, mais un geste qui prolonge le lien avec cette plante venue de loin.