Hémorroïdes : le boudin noir et les pruneaux comme remède naturel

19/02/2026

Que manger en cas d’hémorroïdes ? Fibres, fruits, légumes, viande : le guide complet des aliments à privilégier et ceux à éviter.

Les hémorroïdes sont des vaisseaux sanguins présents dans la région anale — en interne comme en externe. Elles ne deviennent problématiques que lorsqu’elles provoquent des symptômes. Et ce que l’on met dans son assiette joue un rôle direct : sur la constipation, sur le tonus veineux, sur le risque d’anémie lié aux saignements.

Les fibres alimentaires : la mesure la plus efficace

Premier réflexe à adopter : augmenter sa consommation de fibres. Céréales complètes — pain complet, riz complet, boulgour, quinoa, sarrasin — et légumineuses constituent le socle de l’alimentation anti-hémorroïdes. Lentilles, pois cassés, flageolets, pois chiches, haricots secs : ces aliments régulent le transit tout en apportant du fer modérément assimilable, utile pour prévenir l’anémie liée aux saignements. Deux portions par semaine au minimum, en les faisant tremper une nuit avant cuisson pour améliorer la tolérance digestive. En cas de douleurs ou de ballonnements, on commence par les versions semi-complètes et on augmente progressivement.

Fruits et légumes : les bons choix

Fruits rouges (fraises, framboises, groseilles, cassis, mûres), pommes, abricots, prunes, figues : tous apportent des fibres, de l’eau et des substances veinotoniques qui agissent directement sur le tonus des vaisseaux. Les fruits secs — pruneaux, abricots secs, raisins secs, figues séchées, amandes, noix, noisettes — constituent un complément utile à raison de 5 à 6 par jour, grâce à leurs propriétés légèrement laxatives. Un détail à retenir : en cas de jus de fruits, le jus de pomme est préférable au jus d’orange, nettement plus efficace contre la constipation. Côté légumes, choux, épinards, navets, salsifis, artichauts et fenouil sont à privilégier, en complément des légumineuses déjà mentionnées.

L’hydratation : souvent sous-estimée

Les fruits et légumes contribuent à l’apport hydrique, mais ne dispensent pas de boire régulièrement. Un grand verre d’eau à chaque repas suffit à hydrater le bol alimentaire et à faciliter le transit. Les eaux riches en magnésium — Hépar, Donat Mg — exercent une action laxative douce, particulièrement adaptée en période de crise.

Viande et abats : des alliés contre l’anémie

Moins attendu dans ce contexte, la viande mérite sa place dans l’alimentation de quelqu’un souffrant d’hémorroïdes. Les saignements, même discrets, peuvent entraîner une carence en fer. La viande rouge — steak, rumsteck, bavette — en est une des meilleures sources assimilables. La fréquence recommandée : quatre fois par semaine, dont deux fois de la viande blanche. Ajouter du persil frais haché permet de booster l’absorption du fer grâce à sa teneur en vitamine C. Quant au boudin noir — champion toutes catégories en termes d’apport en fer — une consommation mensuelle suffit à prévenir tout risque d’anémie.

Ce qu’il faut éviter

Trois catégories d’aliments sont à limiter franchement. Les épices d’abord : piment, poivre, curry, gingembre, paprika — et par extension la moutarde, le vinaigre et les huiles piquantes. Les capsaïcines qu’elles contiennent irritent les muqueuses digestives et aggravent les sensations de brûlure rectale. Le café ensuite : limité à une tasse par jour, il exerce une pression accrue sur les veines ; les sodas à la caféine produisent le même effet. L’alcool enfin, qui irrite l’ensemble des muqueuses digestives, sphincter anal compris, doit être consommé avec retenue. Même logique pour les aliments trop gras ou trop sucrés, si l’on a constaté qu’ils déclenchent ou aggravent les crises.

Image placeholder

Laisser un commentaire