Konjac et son d’avoine sont deux coupe-faim naturels. Mais leurs effets et usages diffèrent : découvrez lequel vous convient.
Dans la jungle des régimes, la satiété est devenue l’arme fatale. Pas de miracle, mais des solutions mécaniques : remplir l’estomac pour calmer la faim. Deux poids lourds naturels se disputent le terrain : le Konjac, champion asiatique du volume, et le son d’avoine, expert métabolique.
Konjac : l’art japonais de gonfler sans nourrir
Le Konjac, plante-racine cultivée au Japon, notamment dans la préfecture de Gunma, n’a rien d’un mets savoureux. Sa racine, immangeable en l’état, est transformée en konnyaku – une pâte obtenue après mélange avec de l’eau calcique.
L’atout principal se nomme glucomannane, fibre soluble capable d’absorber 100 fois son poids en eau. Résultat : un ballon dans l’estomac pour moins de 10 calories aux 100 grammes. À cela s’ajoute un index glycémique bas et une teneur en glucides quasi inexistante (2,5 %).
Le Konjac ne s’arrête pas à la satiété. Il soigne aussi l’extérieur : ses céramides renforcent la cohésion cellulaire de l’épiderme, un plus pour la peau.
Son d’avoine : le verrou métabolique
Rien à voir avec les flocons : le son d’avoine, c’est l’enveloppe du grain, récupérée lors de la fabrication de la farine. Une enveloppe riche en fibres, championne toutes catégories.
Il gonfle, mais moins que le Konjac : 30 fois son volume seulement. Mais il agit en double. D’abord dans l’estomac, en formant un gel rassasiant. Ensuite dans l’intestin, où sa viscosité capte sucres et graisses pour les éliminer.
À la différence du Konjac, nutritionnellement neutre, le son est dense : protéines, vitamines (E, B1), magnésium, zinc, phosphore. Une mine.
Santé cardiovasculaire : avantage son d’avoine
Côté prévention, le son d’avoine joue sur plusieurs tableaux. Il freine l’absorption du sucre, utile en cas de pré-diabète. Surtout, il fait baisser le cholestérol LDL, grâce à la bêta-glucane. Une baisse mesurée entre 5 et 10 %. L’American Heart Association ne s’y est pas trompée : c’est le premier aliment naturel à avoir reçu son label.
Le Konjac, lui, nettoie le transit. Efficace dans les régimes cétogènes ou sans gluten, il remplace pâtes et riz sans alourdir la facture calorique.
Manuel d’utilisation : hydratation obligatoire
Ces fibres n’agissent qu’avec de l’eau : au moins 25 cl par portion. Sinon, c’est l’effet inverse.
Le son d’avoine se consomme à raison de deux cuillères à soupe par jour. Idéalement au petit-déjeuner ou saupoudré sur un plat. En abuser expose à des ballonnements ou des pertes en oligo-éléments.
Le Konjac se décline en shirataki (vermicelles), kishimen (tagliatelles) ou gohan (perles). Rinçage obligatoire sous l’eau fraîche, cuisson rapide. Son goût neutre est une éponge à aromates : ail, gingembre, oignon.
Deux logiques, deux usages
Pour une perte de poids immédiate, effet volume garanti : Konjac.
Pour une stratégie santé à long terme, avec effets sur cholestérol et glycémie : son d’avoine.