Probiotiques, thé vert, fibres… Certains aliments agissent directement sur les causes biologiques de la mauvaise haleine.
L’haleine dépend aussi de ce qu’il y a dans l’assiette, pas seulement du brossage. Des experts de la santé bucco-dentaire décrivent des mécanismes biologiques et chimiques simples : ce qui se mange et se boit agit sur la salive, les bactéries et les composés responsables des odeurs.
Hydratation : salive et limitation des bactéries
L’Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire (UFSBD) recommande l’hydratation : boire au moins 1,5 litre d’eau par jour aide à maintenir une production salivaire optimale, indispensable pour “rincer” la bouche. Cette salive limite la prolifération bactérienne associée aux mauvaises odeurs.
Probiotiques et thé vert : réduire les composés odorants
Certains aliments agissent plus directement sur les molécules malodorantes. Une étude publiée par le British Medical Journal Open, relayée par la presse spécialisée, décrit l’intérêt des probiotiques : les suppléments probiotiques peuvent neutraliser les composés sulfurés volatils, ces gaz produits par des bactéries buccales. Dans le même registre, les polyphénols du thé vert sont cités pour leurs effets antibactériens et désodorisants, avec une réduction de la croissance de bactéries pathogènes dans la cavité buccale .
Végétaux croquants et anti-ail : action mécanique et neutralisation
La texture compte autant que la composition. La pomme, la carotte ou le céleri, grâce à leurs fibres, stimulent la mastication et la salivation ; ce mouvement contribue à décrocher des particules alimentaires coincées entre les dents. Quand l’odeur résiste, notamment après l’ail, le persil, la menthe fraîche ou même le lait sont mentionnés pour atténuer ces effluves : des réactions enzymatiques capturent des composés soufrés avant qu’ils ne soient exhalés.
Régimes et boissons à risque : cétones, dessèchement, sucre
À l’opposé, certaines habitudes alimentaires favorisent l’halitose. Les régimes hyperprotéinés ou pauvres en glucides poussent l’organisme à puiser dans ses réserves de graisses ; ce processus libère des cétones, molécules à l’odeur forte éliminées par la respiration. Le café et l’alcool, lorsqu’ils sont consommés en excès, assèchent la muqueuse buccale et rendent la bouche plus propice au développement bactérien (UFSBD, 2014). Le sucre, enfin, est présenté comme l’ennemi numéro un : il sert de “carburant” aux bactéries qui, en le dégradant, produisent des acides et des gaz liés à la mauvaise haleine.