Sommeil : dormez-vous assez ?

18/01/2026

Endormez-vous au bon moment, réveillez-vous mieux. Voici les conseils pour un sommeil réparateur.

On le grignote sans y penser. Le sommeil, pourtant, n’est pas un luxe. C’est un facteur déterminant de santé publique, au même titre que l’alimentation ou l’activité physique. Mais à la différence des deux autres, il reste peu valorisé. Les horaires de travail, les écrans, la pression sociale ou économique ont fini par en faire une variable d’ajustement.

Le déficit nuit gravement à la santé

Les études sont claires : trop peu ou trop de sommeil, et les risques s’envolent. Diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, obésité, démence : les pathologies associées se multiplient. Une nuit trop courte, et les fonctions cognitives faiblissent. Une étude publiée dans Nature Communications l’a confirmé : chez les 50-70 ans, moins de six heures de sommeil augmentent le risque de démence de 20 à 40 %. Trop dormir n’est pas mieux. Une étude canadienne pointe un écart d’espérance de vie de 2,6 ans entre les « gros dormeurs » et ceux qui dorment juste ce qu’il faut.

Huit heures ? Une moyenne, pas une norme

La fameuse règle des huit heures a le mérite d’exister. Mais elle ne colle pas à tout le monde. Certains tournent à six heures sans mal, d’autres ont besoin de neuf. Environ 10 % de la population est composée de « courts dormeurs », 15 % de « longs dormeurs ». Une affaire de génétique, d’hormones et d’âge. L’important, c’est de se connaître.

Un chiffre national à relativiser

En France, la moyenne est de 7 h 32 par nuit. Pas si mal, en apparence. Sauf qu’un tiers des adultes souffre d’insomnie. Femmes âgées et personnes précaires en première ligne. Et la tendance est mauvaise : en cinquante ans, les Français ont perdu 1 h 30 de sommeil. L’électricité, les écrans et l’organisation du travail ont bouleversé les rythmes biologiques.

Le manque chronique laisse des traces : somnolence diurne, fatigue persistante, baisse de concentration. Les spécialistes conseillent de noter ses heures de coucher et de lever. Les vacances, notamment la deuxième semaine, permettent de retrouver son rythme naturel. Mieux vaut observer que deviner.

Un sommeil qui évolue avec l’âge

Passé 60 ans, les nuits deviennent plus légères, plus hachées. Rien d’anormal. Mais quelques gestes simples peuvent améliorer la qualité du repos : lumière naturelle, activité physique, sieste courte ou luminothérapie. À condition de respecter son propre tempo. La sieste, par exemple, doit s’arrêter avant 15 h pour ne pas perturber la nuit suivante.

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